L'histoire
Les
années 30. Un homme, valises à la main, part en
voyage.
Il songe à l’acte qu’il est en
train
d’accomplir : l’émigration.
Cet
homme
c’est peut-être Stefan Zweig, parmi tant
d’Européens à avoir senti
« le vent
tourner » et à avoir choisi
l’exil.
Il
quitte son pays sur le point de basculer dans le fascisme.
Il s’interroge :
« Pour ne pas admettre la violation de sa
conscience, il n’y a que trois voies possibles :
- combattre ouvertement la terreur et devenir un martyr,
- se soumettre en apparence et cacher sa véritable opinion,
ou
celle de
l’émigration. »
Le
temps du
voyage, il pense à Sébastien Castellion, un
humaniste du
XVIème siècle, qui lui aussi s’est
battu contre le
fanatisme et s’est opposé en son temps
à Jean
Calvin.
Et
apparaissant
sur le quai de cette même gare, nous plongeant plus de quatre
cent cinquante ans en arrière, Castellion et Calvin
s’affrontent, exposant des idées et des
idéologies
d’un autre temps et pourtant tellement
d’actualité.